
Đoàn Minh Căn
Le « premier maître des cages à oiseaux de Hue » — un maître de la sculpture d'art sur bambou dont les œuvres rayonnent à l'international.
L'artisan Doan Minh Can (57 ans) est surnommé le « premier maître des cages à oiseaux de Hue » ou le « Roi des cages à oiseaux » pour son talent magistral dans la sculpture d'art sur bambou. Issu d'une famille de tradition menuisière, il a très tôt révélé sa passion pour l'art de la sculpture et a étudié auprès de maîtres sculpteurs réputés de Hue. Doté d'un esprit créatif, il a été le pionnier du passage de la sculpture sur bois au bambou, concevant lui-même des outils spécialisés pour dompter les fibres du vieux bambou et les transformer en œuvres d'art vivantes.
Les cages à oiseaux de l'artisan Doan Minh Can se distinguent par une technique de sculpture de cour royale alliée à un esprit créatif populaire. Sur les pieds, les disques et les crochets de la cage — là où se révèle le savoir-faire le plus fin — il représente des légendes anciennes comme les Dix-huit Arhats, les Huit Immortels parmi les animaux, ou encore dragons, phénix, pins et grues. Chaque trait est doux comme la soie, vivant et plein d'âme. Même les plus petits détails, comme les godets à nourriture et les crochets de suspension, sont ornés de dragons et de phénix assortis, témoignant d'une vision esthétique d'ensemble.
Pour achever une cage à oiseaux haut de gamme, l'artisan doit consacrer de deux à quatre mois d'un travail minutieux, du choix du vieux bambou au façonnage des lamelles et à leur cintrage au feu, jusqu'à la sculpture et l'assemblage.
Les cages à oiseaux réalisées par l'artisan Doan Minh Can ne sont pas de simples habitats pour oiseaux, mais des chefs-d'œuvre d'architecture miniature, raffinés jusque dans le moindre détail. Ses œuvres reproduisent souvent des légendes anciennes, des motifs de cour royale ou de poétiques paysages.
Grâce à cette perfection, les œuvres de l'artisan Doan Minh Can sont recherchées par les collectionneurs à des prix allant de quelques dizaines de millions à des centaines de millions, voire jusqu'à un milliard de dongs. Non contentes d'affirmer leur place au pays, ses œuvres — imprégnées de « l'âme du bambou vietnamien » — rayonnent aussi à l'international, exportées vers de nombreux pays à forte valeur, contribuant à honorer et à préserver la beauté de la culture artisanale traditionnelle de l'ancienne capitale de Hue.

